Les explications d’une tribulation.

Bon, on ne peut pas dire que j’ai vraiment été là, sur mon blog ces derniers mois. Et pourtant, j’adore écrire, c’est un de mes passe-temps favori. Mais voilà, quand on est étudiant, ça se complique. Le temps passe plus vite. J’ai l’impression que moins d’une semaine a passé depuis mon dernier article, et pourtant… 3 mois. Mais avec les cours, les exams, je n’ai même plus le temps de penser à écrire. Maintenant que je suis en vacances, et que je suis entre 2 semestres et que j’ai déjà passé mes examens, je n’ai plus « rien » à faire pendant 3 semaines… Tant mieux, j’en ai des choses à raconter ! Je vais parler films, séries, parfums, etc…

Bon aussi, si vous me suivez depuis longtemps, vous savez par conséquent que je n’aime pas faire des articles vraiment court, même si à 10h30 du matin, l’inspiration n’y est pas vraiment. Sinon parlons futur, le futur du blog… évidemment je ne pourrai pas poster continuellement le semestre prochain non plus, donc autour du 12 janvier, je m’effacerai à nouveau de la blogosphère.

Bon, en attendant 30 minutes, vous aurez un nouvel article, car j’ai été nominé au « liebster award ». Je ne suis pas trop dans ce genre de truc, mais c’est les vacances et je m’ennuie vraiment, et j’ai bien envie d’écrire, ça me fait plaisir, je le fais pour moi avant tout. Voilà voilà, à tout de suite alors !

Première semaine…

Alors cette semaine, j’ai vraiment commencé ma vie d’étudiante. J’ai assisté à mes premiers cours à l’université. Et je dois dire que ce n’est pas des moins impressionnant. Les bâtiments sont juste énormes, et il y en a 7 ! Par chance sur ce point ils sont organisés et chaque formation a son bâtiment.

Donc premièrement, je fais une licence en LLCE, c’est à dire Langue, Littérature et Culture Étrangère. Donc tous mes cours sont dans une langue étrangère, exceptée 2h de français par semaine, parce que pour être bon en langue, il faut déjà bien connaître sa langue maternelle. Pour certains c’est une épreuve, pour moi, j’ai la double nationalité et ce n’est pas pour rien ! Je fais parti des « bilingues » on va dire. Oui on va dire parce que c’est bien de parler une langue étrangère couramment, mais couramment ne veut pas dire entièrement. Oui parce que imaginons que tu parles couramment anglais, es-tu sûr de pouvoir comprendre des expressions utilisées au Moyen-Age ? Qu’on soit d’accord, non. Même en français un texte du Moyen-Age comme on peut en étudier en 5ème (du moins j’en ai étudié en 5ème), et bah c’est pas si simple. Donc pour les cours de littérature étrangère et de traduction, ce n’est pas forcément si simple. Puis si c’est un langage soutenu ou un patois, ça peut être aussi récent que tu veux à moins d’être de la région où l’on parle ce patois pour comprendre c’est pas si simple. On a l’exemple en France même. En parlant français, un savoyard ne va pas comprendre le breton et un parisien ne va pas comprendre le Basque ! Pour ceux qui ne me croient toujours pas, de quoi parle-t-on dans les rues de Biarritz quand on appel quelqu’un un « criquet » ? Oui parce que on ne parle pas de l’insecte, ça serait trop simple. Pour la réponse cherchez vous-même. Donc tout en parlant une langue tout à fait couramment, le dictionnaire et le livre de grammaire des temps oublié (oui, temps oublié, pour faire simple en français tu ne dis plus « que je ne fusse satisfaite » depuis plus de 50ans… voir 100…) est indispensable. Puis viennent aussi les expressions locales, et là c’est le bonheur, parce qu’il y a 15 pays qui on cette langue comme langue officielle. Et là on commence vite a être dégoûté de la langue. On va voir la conseillère du département qui nous dit que la licence pour laquelle on veut changer n’accepte plus personne et que tu vas devoir redoubler ta première année si tu veux la faire, et que rien ne presse. Alors que j’ai déjà redoublé une classe avant et que si je redouble je risque de finir mes études après 25 ans et de ne plus avoir aucunes aides ni rien, ni réductions pour le train pour aller voir mes parents. Et comme j’ai pas de job je peux pas me payer de voiture, c’est tout juste si mes parents pourront me payer le permis. Puis si mes parents me payent mon permis j’aurai l’impression d’être la honte de la famille parce que mes trois frères se le sont payé eux-mêmes. J’habite chez mon copain et c’est déjà assez gênant de devoir se faire aider, ça met une pression en plus pour réussir et pouvoir à terme se payer un logement pour ne plus gêner personne et ne plus être dépendante. Puis à côté les profs qui nous disent de travailler 40h en plus des cours par semaine. Ça ferait 60h de travail par semaine… On dort quand ? Je ne veux pas paraître fainéante, mais pour moi il faut d’abord être en bonne santé pour réussir, et ça ça passe par dormir bien, faire des nuits complètes pour avoir une attention maximale en cours et pouvoir travailler correctement sans être drogué aux vitamines, faire un peu de sport, manger bien et se faire plaisir de temps en temps quand même. Pour dormir bien à notre âge, il faut se coucher entre 22h et 23h et se lever vers 8h. Si on travaille autant qu’ils le demandent, on se couche à 1h30 du matin et on se lève à 6h pour les cours. Comme si 5h30 de sommeil c’était normal. Et puis donner des devoirs à l’université. Voilà un sujet de mécontentement ! Pour moi il n’y a pas de devoirs à donner, en cours on nous donne des cours et une méthode, on apprend et on comprend le tout et on se débrouille à l’examen. Le travail doit être personnel, si on doit encore être encadré à l’université, c’est qu’on s’est trompé d’orientation. Voilà voilà… petit coup de gueule de la semaine…

Ma première rentrée universitaire ou pourquoi je trouve que c’est ultra économe.

Bonjour à tous !

Alors oui, ça fait très très très longtemps que je n’ai rien posté. Ou du moins ça me parait une éternité, question de point de vue. Mais voilà, ces deux dernières semaines ont été les plus… euh… comment décrire ça ? On va dire les plus achabracadragrobudiaesque de ma vie (oui j’invente des mots pour mes moments les plus indescriptibles).

Alors voilà, j’ai fait ma première rentrée à la fac. Jusque là rien d’anormal. Il y avait une rentrée inaugurale. Rien d’anormal mais qu’on soit d’accord, pas la moitié des gens sont venu et il n’y avait pas vraiment d’information, c’était surtout que grâce à ça j’ai pu revoir mon amoureux plus tôt. Puis mardi j’ai eu ma vraie rentrée. Déjà le petit BIIIIIIIIIIP quand t’entre dans la fac, c’est super agaçant, mais en plus tous les gens m’ont paru bizarre. Ou alors c’est moi qui le suis. Oui bon, je suis parano. Un peu. Et j’ai eu très peur. J’ai fait ma rentrée en LLCE, c’est-à-dire en langue pour ne pas se compliquer la vie. Je dirais pas quel langue pour faire chier le monde, mais bon. Donc la fac, question de nous embrouiller un peu, elle a tout changé, et du coup, les redoublants ne comprenaient rien, il y a eu 2 réunions, une avec toutes les langues et une avec seulement celle dans laquelle on était inscrit. Et honnêtement, il y avait des langues, si plus de 5 personnes sont inscrits dans cette licence, ça m’étonne. Donc 2 réunions différentes, qui donnent des informations globales importantes puis des informations spécifiques importantes qui contredisent les premières informations. Vous avez compris… ? Moi non plus. On a un emploi du temps… sans salle, parce que c’est plus marrant, comme on commence les cours lundi, déjà que la fac a 5 (?) bâtiments, 5 étages, c’est pas comme si on allait se perdre, non, pas du tout.

Alors vous n’avez sûrement pas trop compris le précédent paragraphe, son but, tout ça. Je sais. Je vais donc vous expliquer. C’est indescriptible comme moments tout simplement parce que la fac en général, ça nous donne pleins pleins d’informations inutiles et les plus utiles on les entend pas ou on les comprend pas, du coup on se retrouve dans la merde. Surtout que moi qui suis un peu lunatique, en général je rattrape mon retard en regardant les notes de la personne d’à côté… je me suis retrouvé à côté de la personne encore plus lunatique que moi sur ce point. Je me suis retrouvé à côté de gens qui parlent pas aussi. Puis j’ai lâché les 30 dernières minutes et je retrouve personne de ma licence sur facebook, donc je sais pas si j’ai loupé des informations importantes. Bon. Je commence les cours lundi et j’ai un peu peur. Avec un peu de chance la plupart des cours sont en amphi. Avec un peu de chance mon amoureux à des  cours en même temps que moi et je pourrai assouvir mon besoin de parler, parler, parler, de pleins de trucs inutiles parce que je suis une fille. Apparemment y’a 1 fan de Doctor Who dans ma fac mais il est en Master et il est un peu bizarre pas dans le bon sens. J’ai un peu l’impression d’être une extraterrestre introvertie et que ça va me poser problème. Puis moi qui aimait pas le lycée, on est en contrôle continu finalement et pas partiels. Donc j’aime déjà pas. Le truc bien c’est qu’on étudie l’histoire contemporaine au premier semestre, et ça c’est plutôt cool, parce que étudier les guerres on a fait ça tout le lycée, puis les dynasties en plus, hum… non.

10 Petites attentions qui font sourire…

Le bonheur… alors en voilà une chose compliquée ! Avec tous les tracas de la vie, parfois voir la vie du bon côté s’avère tout simplement inconsidérable. Mais pourtant, quand on cherche bien, il y a des tous petits trucs qui peuvent changer la donne.

Je suis de celles qui pense que le bonheur se transmet. J’en ai même eu la preuve il y a quelques jours encore. Ça n’allait pas trop, mon amoureux me manquait, personne n’était d’accord (et dieu sait que je DETESTE quand personne n’essaye même de me comprendre), bref, c’était pas trop top, mais c’est la galère quotidienne, tout ne peut pas être toujours parfais. Donc j’ai parlé à un ami, qui lui est parfaitement heureux de vivre, voit toujours le bon côté des choses, reste toujours neutre quand on s’engueule avec quelqu’un et qu’on lui en parle, et donc donne généralement de bon conseil. Je pense que quand on parle à quelqu’un d’heureux comme lui, ça nous transmet en quelque sorte sa façon de voir les choses, plus positivement. C’est comme si on allait mal et que quelqu’un nous disait « Mais regarde, t’es en super bonne santé et sur le sweat de ton amoureux il reste un peu de son odeur !! », et donc on voit les choses du bon côté. Et oui, j’ai une obsession réelle avec le sweat de mon amoureux quand il est pas là. Je le renifle, comme quelqu’un sent un parfum sur son bras, moi j’essaye de sentir l’odeur de mon amoureux sur son sweat, ça me rassure. Please… Don’t judge me on that… I know that’s really weird…

Bon, passons. Voilà 10 petites attentions à faire et qui remontent le moral, qui font sourire, etc :

1- Envoyer une lettre à une personne qui nous est chère :

Alors oui, on sous estime trop souvent le pouvoir des mots. En particulier quand c’est écrit manuscrit. Et pourtant, peu importe le support sur lequel vous envoyez une lettre (papier lettre, post-it, ect… oui, une amie m’a envoyé une lettre écrite sur des post-it), et bien rien que le fait de savoir que quelqu’un pense à soi, que quelqu’un espère qu’on aille bien et que tout se passera pour le mieux, ça fait sourire. Dans une société où tout est dématérialisé, maintenant un message sur facebook ou sur skype, ça n’a pas vraiment d’effet. Mais une lettre, on a pas l’habitude d’en recevoir de nos jours, alors quand on en reçoit une d’une personne qu’on aime bien, ça fait tout simplement plaisir de savoir qu’une personne a pris un peu de temps pour nous, c’est qu’elle tiens à nous.

2 – Donner des surnoms à son/sa chérie :

« Mon coeur », « mon amour », « mon amour adorée » (attention, celui là personne me le pique!!), « ma/mon chérie », « ma puce », « mon poussin », etc… Voilà autant de surnom qui nous paraisse franchement ridicule. C’est le genre de choses que lorsqu’on est célibataire, on se dit « quand je serai en couple, JAMAIS on ne se donnera des surnoms pareils ». Et pourtant, ces petits surnoms, entendre quelqu’un nous les dire, c’est bien agréable ! On se sent aimé (en se faisant traité de puce, on se sent aimé… le bonheur est bizarre avouons-le), on se sent unique, ça fait battre notre coeur… enfin vous voyez bien je pense !

3 – Offrir un cadeau :

Alors oui, là on va me dire « Mais ça coute cher, et j’ai pas d’argent ! ». Mais là je vous répondrais que tous les cadeaux ne demande pas d’argent, ou du moins pas autant. Par exemple, pour les gourmants, préparez un gâteau et ramenez-vous chez lui/elle. Ça fera plaisir, ça sera bon, et en plus certains gâteaux sont vraiment très simple à faire ! Si mon amoureux y arrive en tout cas, je pense qu’absolument tout le monde peu le faire. On vous demande pas de monter des blancs en neiges, mais par exemple des cupcakes, ou même des crêpes, la pâte demande juste de peser des ingrédients puis de les mélanger ensemble. Jusque là, ce n’est pas vraiment compliqué. Autrement, vous pouvez aussi lui acheter son vernis préféré à Kiko (moins de 5€), ou encore personnalisé un cadre pour mettre une photo de vous deux (moins de 20€).

4 – Partager :

Que ça soit une musique, ou quelque chose que l’on aime, quand on partage quelque chose avec quelqu’un, la personne se sentira tout de suite valorisée, et généralement on aime ça. Par exemple même envoyé une chanson qu’on aime bien et qui est joyeuse, ça remonte le moral. Par contre, ça j’ai toujours pas compris même un peu pourquoi, mais quand on m’envoie une musique joyeuse, je suis trop contente et je remercie la personne mille fois de m’avoir fait découvrir un truc génial.

5 – Une campagne de Free-hugs :

Pour moi, ce n’est pas assez répandu comme phénomène. Mais qu’est-ce que j’aime les câlins !! Je pourrai passer ma journée à faire des câlins à tous ceux qui me le demande. Je ne peux pas passer ma vie sans câlin. Je suis une usine à câlin. Quand je suis en manque de câlin n’imaginez pas la situation apocaliptique pour moi ! Bref, je ne pourais JA-MAIS me passer de câlins. En général, avec un câlin, on se sent aimé. Ça peut nous réconforter dans les pires moments. Apparemment ça serait le rythme cardiaque des deux personne qui s’accorderai, ou alors qui baisserai lorsque l’on sert quelqu’un dans ses bras. L’important, c’est qu’on se sent mieux. Personnellement, ça me donne l’impression de mieux respirer. Parfois, je kidnappe mon amoureux pour lui faire un câlin (enfin kidnapper c’est un grand mots). Enfin je reste plantée en plein milieu de la pièce et je l’étouffe avec mes bras… oui, c’est à peu près ça… puis j’attend qu’il me dise qu’il peut plus respirer, je le laisse respirer et je reprends… oui je suis vraiment très très en manque de câlin.

6 – Faire voir le bon côté des choses :

Alors des fois, on est confronté à cet ami. Vous savez, celui qui voit toujours le mauvais côté des choses. Celui qui se plaint que son verre est à moitié vide  et qu’il neige et qu’il a attendu son bus qui n’est pas passé pour aller au lycée… alors qu’en réalité, son verre est à moitié plein, et son bus n’est pas passé donc il a pu éviter les cours qu’il détestait ! Bref, faire remarquer qu’il y a des nuages mais que le ciel bleu n’est pas loin, qu’il fait un peu froid mais que ça fait du bien finalement vu qu’on est en début de soirée, on dormira mieux. Pour moi ça consiste en me dire à moi-même que, oui mon amoureux est loin de moi, mais dans 1 semaine et demi on se retrouve, et ça nous fait du bien, on va être plus heureux que d’habitude de se retrouver.

7 – Sourire :

Alors, le sourire, c’est comme le rire, c’est vraiment communicatif ! En général, quand on sourit à quelqu’un, la personne nous le rend. A la base, elle nous le rend par politesse, mais ça lui fait du bien inconsciemment de sourire. Ça nous permet de déconnecter de ce sur quoi on se concentrait et de destresser. Ça nous permet de donner une meilleure image de nous, du coup les gens viennent plus nous voir. En général, on ne va pas voir quelqu’un qui a l’air énervé ou qui fait toujours la gueule… mais quelqu’un qui nous parait acceuillant, gentil, qui a plus de chance de nous accepter.

8 – Rappeler des souvenirs heureux :

Oui, on ne doit pas vivre dans le passé… mais parfois, se rappeler de nos souvenirs heureux, ça permet de sortir un peu de notre torpeur négative ! Puis ça fait sourire, résultat : heureux !

9 – Oser !

Alors oui, c’est gênant, on ne veut pas, non mais en plus tu te rends compte, on va se ridiculiser, trop la honte ! Mais oser, c’est bien libérateur quand même. Alors crier dans la rue un truc bien ridicule le plus fort possible, danser en pleins milieu de la rue, se mettre à chanter, ou je ne sais quoi encore, ça fait du bien ! Parce qu’on se dit qu’on a osé, et parce que ça nous crée des souvenirs, des délires tous ensemble, ça nous rapproche, et après on peut en rire, et quand on rit de soi-même, on s’accepte mieux.

10 – Et enfin, le plus important : RIRE !!!

Le rire c’est communicatif, alors on en profite ! On va jusqu’à en pleurer, et ça nous fait oublier tout ce qui ne va pas. En plus, ça crée une complicité unique, et c’est vraiment important pour avoir de bonne relation. Plus on fait rire, plus on est apprécié, plus il est simple de lier de bonnes amitiés et de faire confiance.

Voilà voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! N’hésitez pas à poster en commentaire toutes vos idées qui font sourire !

A bientôt ! :)

Question de confiance mêlé à une relation longue distance…

 

La confiance. C’est une chose simple mais pourtant vitale. C’est ce sur quoi toutes nos relations se basent. Pour aimer et être aimé, il faut faire confiance. Enfin quand je disais que c’est une chose simple, en réalité elle ne l’est qu’en apparence. Le plus difficile, c’est d’avoir confiance en la personne que l’on aime le plus au monde, en particulier dans certaines situations. Par exemple, moi et mon amoureux, nous vivons une relation à distance. C’est une relation en laquelle personne ne croyait, mais les mois ont passé, et l’on a continué de s’aimer. Mais cet amour n’aurait pu subsister sans la confiance que l’on a appris à s’accorder. Et pourtant, cela reste encore difficile aujourd’hui. Généralement, on ne se voit que tout les deux mois pendant une semaine et cela depuis le début de notre relation. Vous vous imaginez, deux mois sans voir l’être aimé, deux mois sans le voir régulièrement, deux mois en ne lui parlant que par skype ou sms, une fois par jour, et encore. Autant dire qu’il peut faire ce qu’il veut, me tromper, me mentir, etc. C’est là bien évidemment que la confiance est primordiale pour maintenir la relation. On s’aime, c’est bien, mais il faut comprendre et assimiler que l’autre ressent la même chose que nous, que l’autre a aussi mal que nous, et que l’autre a nous en énorme spotlight, dans son cerveau, grosso-modo, y’a un truc qui clignote avec écrit en gros « JE T’AIME, T’ES L’AMOUR DE MA VIE, T’ES PARFAITE [insérer votre nom], JE T’AIMERAI TOUJOURS, T’ES CE QUI SE RAPPROCHE LE PLUS DE LA PERFECTION MON AMOUR, JE PEUX PAS VIVRE SANS TOI », enfin vous voyez le topo. Quand on a assimilé ça mais qu’on reste prudent et parfois on s’inquiète dès qu’il met plus de 2 minutes à répondre on peut être heureux, même à distance, même si ça fait mal. On se met sur pause pendant deux mois, on attend sereinement, on le laisse mener sa vie parce qu’il a des cours à suivre le pauvre, donc faut pas le harceler, parce que d’abord c’est pas légal !

Donc la confiance, ça joue un rôle primordial dans notre vie. Ça la guide en quelque sorte, mais encore faut-il l’apprendre. Il faut apprendre à ne pas se soucier et à ne pas faire des millions de scénarios style « MAIS IL ME REPONDAIT IL Y A 5 MINUTES ET LA JE L’AI APPELE, SMS, SKYPE, TWITTER, TOUT, IL REPOND PAS SI ÇA SE TROUVE IL A FAIT UN ARRET CARDIAQUE/ IL S’EST FAIT ENLEVE/ UN CAMBRIOLEUR L’A TUE » (oui oui, je vous assure, j’ai sorti tout ça à son meilleur amie quand mon amoureux ne me répondait pas, à mainte reprises en plus). Il faut surtout apprendre à se mettre à la place de l’autre. Genre si ça se trouve, il dort tout simplement, c’est aussi simple que ça. Il faut aussi accepter de ne pas avoir le contrôle. Et pour une personne comme moi, croyez-moi, c’est… encore compliqué. C’est un peu comme la thérapie du bonheur, celle où l’on se répète « Je suis heureux. Tout va bien dans ma vie. Il n’y a pas de quoi avoir peur. », et bien là il faut se répèter dès que l’on commence à se faire des scénarios « Cette personne est tout à fait normale, je la connais depuis longtemps, elle n’a aucune raison de me mentir, tout va bien, je peux respirer, je suis en sécurité, je peux avoir confiance », ou aussi « Tout va bien, je suis heureuse. Il m’aime autant que je l’aime. Il dort juste, c’est pour ça qu’il répond pas, si je le dérange c’est pas légal et ça va l’énerver et l’inciter à moins m’aimer. ». En fait, c’est un travail psychologique sur notre peur de l’inconnu. Oui, parce que si l’on a pas confiance, c’est parce que l’on ne sait pas ce que l’autre pense. Mais comme on ne le saura jamais, à quoi bon se torturer l’esprit ? Autant aller de l’avant, affronter ses peurs en leurs disant « FUCK ! », puis faire confiance aux personnes que l’on connait. S’ils ne nous aiment pas, généralement, ils le font savoir, ils ne nous parlent plus, ils nous suppriment de skype, ne nous suivent pas sur twitter, ou tout simplement nous le disent. Parce que la plupart des gens, sur ce point de vue là, ils ne vont pas se forcer à faire croire à quelqu’un qu’ils l’aime. Tout simplement parce qu’ils n’ont aucun intérêt dans la personne, ils préfèrent jouer à des jeux vidéos, regarder le foot, voir un film, etc.

Si j’écris cet article, c’est aussi personnel. Car là je suis loin de mon amoureux, et j’insiste sur « amoureux » et pas « copain », parce que « copain » pour moi c’est soit éphémère soit juste ami. Donc je suis loin de lui et je sais que comme moi ça lui fait mal d’entendre ma voix mais de ne pas pouvoir m’embrasser ni me serrer dans ses bras tout simplement. Parce que mon amoureux est comme moi, il a besoin du côté tactile d’une relation, je sais pas, ça donne l’impression de mieux respirer peut-être, ça rend la chose plus réelle. Mais je sais qu’il ne m’oubliera jamais, j’ai déjà vu la sincérité de ses sentiments dans son regard, il m’a prouvé des millions de fois qu’il m’aime et qu’il veut construire sa vie avec moi, je l’ai connu dans les meilleurs comme dans les pires moments, je sais que même s’il n’exprime pas beaucoup ses sentiments, c’est avec moi qu’il a fait le plus grand pas et c’est à moi qu’il a su le plus et le mieux se confier. Donc pourquoi devrais-je ne pas avoir confiance ? Donc parfois on peut s’éloigner, pendant quelques jours, parce que ça fait trop mal de s’entendre et d’être à la fois si proche et si loin de ce que l’on désire. Et d’un côté c’est un mal pour un bien, ça permet de créer une relation solide, et cela nous permet aussi de mieux nous retrouver, on rattrape le temps perdu. On tient le coup, on rêve de nos moments à deux, on parle de notre avenir, on s’imagine quand on va se retrouver, et quand on se retrouve enfin, c’est encore mieux. Parce qu’on a enfin ce côté tactile, on peut enfin se voir, effleurer nos mains, s’embrasser quand on veut. On peut enfin s’aimer. La confiance nous permet donc de vivre et d’être heureux, peu importe où l’on se trouve, ensemble ou loin l’un de l’autre.